Arsacal
button
button
button
button


Nous voulons la paix!

Messe de commémoration et prière pour la paix; Stichting Izere bestaat 20 jaar

Overweging Preek - gepubliceerd: zaterdag, 28 oktober 2017 - 1110 woorden
eerbetoon aan genseuvelde president en premier en presentatie van projecten
eerbetoon aan genseuvelde president en premier en presentatie van projecten
Met de ambassadeur en voorzitter van Izere
Met de ambassadeur en voorzitter van Izere
met de beide ambassadeurs
met de beide ambassadeurs

Zater­dag 28 ok­to­ber vierde de Burundese ge­meen­schap in Lely­stad een Burundese dag met de her­den­king van twee prominente slacht­of­fers voor de onaf­han­ke­lijk­heid en de de­mo­cra­tie in de lange ge­schie­de­nis van geweld in dat land. Tege­lijk vierde de stich­ting Izere die de dag orga­ni­seer­de, het twin­tig­ja­rig bestaan en wer­den projecten ge­pre­sen­teerd die in samen­wer­king met de stich­ting wor­den opgezet in Burundi om vrede, ver­zoe­ning en opbouw te bevor­de­ren.

De dag begon met de Frans­ta­lige heilige Eucha­ris­tie­vie­ring waarin ik de on­der­staan­de homilie heb gehou­den. Bij de vie­ring waren de Burundese am­bas­sa­deurs in Neder­land en Frank­rijk aanwe­zig en de chargé d'affairs van de ambassade van Burundi in Brussel, alsmede de com­mu­ni­ca­tie-verant­woor­de­lijke van de Burundese presi­dent. Daar­naast waren er ver­schil­lende Neder­landers en Neder­landse stich­tingen ver­te­gen­woor­digd die be­lang­rijk opbouw­werk ver­rich­ten in dat land en Coffeeburundi dat zorgt voor verkoop van koffie uit dit arme land en op ieder kilopak € 2,50 afdraagt voor steun aan Burundi.

De moord op prins Louis Rwagasore, eerste minister van het land, vond 56 jaar gele­den plaats, ten­tijde van de onaf­han­ke­lijk­heid; 24 jaar gele­den werd presi­dent Melchior Ndadaye om het leven gebracht; daar­naast wordt de recente ge­schie­de­nis van het land getekend door honderd­dui­zen­den andere slacht­of­fers van oorlog en geweld. In de Mis werd dan ook bij­zon­der gebe­den voor een duurzame vrede in Burundi.

 

Homilie

Lors de la S. MESSE DE COMMÉMORATION DE L’ASSASSINAT DU PRINCE LOUIS RWAGASORE ET DU PRÉSIDENT MELCHIOR NDADAYE, HÉROS DE L’INDÉPENDANCE ET DE LA DÉMOCRATIE

Nous commémorons aujourd’hui des évènements tragiques qui ont marqué forte­ment l’histoire récente de votre pays, une histoire très tragique, de divisons et de violence. En même temps nous sommes rassemblés ici pour célébrer l’Eucha­ris­tie, l’offrande de la vie de notre Sauveur, une offrande devenue mystère pascal de notre rédemption, parce que le Christ est ressuscité ! Ce sacrifice de notre Seigneur Jésus nous a apporté la vraie paix, une paix qui nous invite à considérer toute personne comme frère ou sœur.

Il s’agit d’une longue période de confusion et violence qui a commencé il y a 56 ans, après l’assassinat du premier ministre, le prince Louis Rwagasore et il y a 24 ans après le coup de force, la nuit du 20 au 21 octobre 1993, qui a emporté la vie du président Melchior Ndadaye ainsi que la vie de ses principaux collaborateurs. Ils étaient animés par l’idéal de paix et de démocratie.
 Cette Messe est une invitation à être convaincu que le sacrifice de ceux qui ont donnés leur vie pour leur Patrie n’est pas insignifiant ou négligeable; elle nous invite à garder l’espérance et l’espoir d’un avenir meilleur.

Comment construire l’avenir de la nation ? Il y a un an, l’Archevêque de Bujumbura, Mon­seig­neur Evariste Ngoyagoye, ainsi que Mon­seig­neur Gervais Banshimiyubusa, président de la conférence Épis­co­pale, ont donné la réponse sui­vante: ils exhor­tent tous les burundais à abandonner le chemin de la violence pour se laisser conduire par la Reine de la Paix vers son Fils et ainsi les aider à bâtir un Burundi paisible et réconcilié.

Il n’y a qu’un seul chemin: le pardon mutuel. Le contraire du pardon, c’est la rancune et celle-ci conduit aux crimes comme ceux qui ont coûté la vie aux Héros de la démocratie, le président Melchior Ndadaye et celui de l’indépendance, le prince Louis Rwagasore. Nous prions aujourd’hui pour l’avenir de votre magnifique pays, pour un avenir prospère, harmonieux et joyeux, en faisant mémoire du jour du 15 août 1961 auquel les évêques du Burundi ont consacré la nation burundaise à la Sainte Vierge Marie, Reine de la Paix. Que la Vierge Marie, Reine de la Paix, intercède pour le Burundi et tout le peuple burundais !

Nous voulons la paix ! Nous prions pour la paix ! Dans chaque Eucha­ris­tie, nous nous souhaitons la paix. Le Seigneur Jésus a enseigné à ses apôtres : “Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord : Que la paix soit sur cette maison !” Et la première parole de Jésus ressuscité est : “Paix soit avec vous !”

Oui, nous sommes disciples de Jésus-Christ et ça veut dire : nous sommes porteurs de paix. Voilà notre vocation ! Je suis très con­tent que vous êtes en train de promouvoir des projets pour construire la paix et la réconciliation entre les peuples Hutu, Tutsi et Twa et cela avec un effort admirable.

Aujourd’hui nous célébrons aussi la fête de deux apôtres : Simon et Jude Thaddée. Simon est surnommé le Cananéen et aussi le Zélé. Probable­ment tous les deux faisaient partie d’un groupe violent, les Zélotes, en opposition armée contre les Romains, quand ils furent appelés par notre Seigneur pour suivre un chemin plus pacifique. Thaddée, qui est appelé Jude, frère de Jacques dans l'Evangile, écrivit une des Epîtres catholiques du Nouveau Testa­ment et est vénéré comme le saint protecteur des causes difficiles ou désespérées. Il est le saint de l’espoir. Tous les deux, Simon et Jude, propagèrent la foi dans les nations païennes, ils ont travaillé beaucoup pour l’Évangile et finale­ment ils ont donné leur vie dans le martyre.

Prions en ce jour de fête et de commémoration de ces deux apôtres, qui ont quitté le chemin de la violence pour suivre Jésus, pour intercéder pour nous et pour le peuple burundais même dans les circonstances plus désespérées. Que le bon Dieu vous aide et vous bénisse!

Terug